Le télescope de Galilée
Les principes optiques de fonctionnement du télescope ont été décrits pour la première fois au XIIIe siècle par le scientifique anglais Roger Bacon. Il a fallu cependant attendre jusqu'en 1608 pour qu'ils soient appliqués. Il est généralement reconnu que la lunette d'approche a été inventée cette année-là par Hans Lippershey, un fabricant de lunettes de Middleburg, en Hollande. Lippershey aurait alors tenté l'expérience en installant une lentille convergente et une lentille divergente dans un tube pour finalement se rendre compte que cela fonctionnait. C'est ainsi que s'est fait l'invention de la longue-vue.
Au début, le télescope se nommait tube optique. Ce n'est qu'en 1650 qu'on adopta le nom de télescope, qui avait été proposé par le mathématicien grec Ioannes Dimisiani en 1612. À ses débuts, le télescope était principalement utilisé par les militaires, pour voir s'approcher l'ennemi. Galilée, en 1609, fut le premier à utiliser la lunette d'approche afin de faire des observations astronomiques. Grâce à cet appareil, Galilée découvrit les montagnes et cratères de la Lune, les phases de Vénus, les taches solaires et la nature étoilée de la Voie Lactée. En observant Jupiter, Galilée réalisa que cette planète avait quatre satellites. Or, comme ceux-ci n'étaient pas en orbite autour de la Terre, il en déduisit qu'il devait y avoir plus d'un centre de mouvement dans le système solaire. L'utilisation de son télescope lui permit de plus de prouver que la Terre était ronde, ce qui scandalisa la communauté religieuse de ce temps. Même s'il a dû se rétracter, les gens finirent par accepter les faits. Il adhéra aux idées de Copernic et crût que tout tournait autour du Soleil, soit à l'héliocentrisme.