Michel de Nostredame ou Nostradamus (1503-1566)
Dès son enfance, Michel fut confié « à l'éducation
» de ses aïeux, Pierre de Nostredame et Jean de Saint-Rémy
(grand-père maternel, lui aussi juif converti). Comme il le reconnaîtra
lui-même dans une de ses lettres, c'est auprès d'eux qu'il apprit
les rudiments des mathématiques et de la kabbale.
Il part très jeune en Avignon pour y obtenir son diplôme de bachelier
es arts. Il part ensuite à Montpellier pour y faire des études
de médecine. La peste qui sévit dans le sud de la France lui permet
de se faire connaître grâce aux remèdes qu'il a mis au point,
dont les fameuses boules de senteur. Il se marie et son épouse lui donne
deux enfants. Malheureusement, tous les trois périront quelques années
plus tard, en 1537, de façon non expliquée, très certainement
la peste.
Dix années s'écoulent pendant lesquelles on ne sait pas grand chose de ce qu'il advint de Michel de Nostredame. D'aucuns disent qu'il voyagea, d'autres, qu'il fut initié dans une quelconque confrérie ésotérique.
C'est en 1547 qu'il reparaît à Agen pour épouser Anne Ponsard Jumelle, le 26 novembre, qui lui donnera six enfants. Dès cette date, Michel de Nostredame publie des quatrains qu'il signe du nom de Nostradamus. Il est intéressant de noter que ce nom n'est pas la transcription latine de Nostredame qui serait plutôt Dominanostra ou Nostradomina. Nostradamus signifie « nous donnons (damus) les choses qui sont nôtres ».
Sa renommée sera telle qu'il deviendra l'astrologue de Catherine de Médicis. Cette dernière le fera nommer médecin et conseiller du roi Charles IX en 1564.
Sa réputation est grande, à tel point que, en 1564, Catherine de Médicis, Charles IX et Henri de Béarn, futur Henri IV, lui rendront visite à Salon où il réside. Il meurt deux années plus tard, le 2 juillet 1566.