Clément Marot (1496-1544)
Poète français protégé de François Ier et de sa soeur, Marguerite de Navarre, il est le premier humanisme français. Il connut les succès les plus flatteurs mais mourut en exil.
Sous la protection royale, il connut une période très heureuse, à peine troublée par quelques incartades (il est incarcéré deux fois en 1526 pour avoir mangé du lard en carême et une fois pour avoir délivré un prisonnier arrêté par le guet). En 1532, Marot publia sa première œuvre, L’Adolescence clémentine. Le poète est à l’apogée de son talent, ce qui ne le rend pas plus sage. L’affaire des placards, en 1534, qui conduit le roi à l’intransigeance, apeura Marot qui s’enfuit. Tout d'abord chez sa protectrice en Navarre, puis à Ferrare, en Italie, où la duchesse Renée de France s’intéresse à l’évangélisme et protège les novateurs. Dans ce premier exil, Marot écrit des épîtres pour solliciter l’autorisation de rentrer en France. Il est à Lyon en 1536, où il fait amende honorable; puis à la cour où il a retrouvé la faveur royale. En 1541, il traduisit et publia la traduction de psaumes (Trente Psaumes), ce qui au regard de la religion catholique médiévale constituait une hérésie.
C’est, à nouveau l’exil. A Genève, d’abord, chez Calvin, mais là encore il manifeste tant de liberté qu’il doit également s’enfuir. Il part en Savoie, à Chambéry, puis à Turin où il meurt en 1544.