Guerre entre François Ier et Charles Quint (1542-1544)
Il s'agit de la quatrième guerre entre la maison de France et la maison de Habsbourg, et la neuvième guerre d'Italie. Les opérations contre les impériaux furent menées sur deux fronts: le fils cadet du roi, le duc d'Orléans, eût à diriger une campagne en direction du Luxembourg et le Dauphin (le futur Henri II), assisté du maréchal d'Annebaut, fut chargé de la conquête du Roussillon. Le siège fut mis devant Perpignan le 23 août. L'arrivée de renforts espagnols et l'approche de la mauvaise saison obligèrent les français à lever le siège, le 15 septembre.
François Ier et les guerres d'Italie:
Lorsque Louis XII mourut le Ier Janvier 1515, il venait de perdre le Milanais.
Son cousin François Ier lui succéda, il avait alors vingt ans,
et il résolut de marquer son début de règne de manière
brillante en reconquérant le Milanais. Les adversaires suisses, alliés
du Duc de Milan, furent surpris par l'habileté de manoeuvre de l'armée
française, et la bataille décisive eut lieu à Marignan
(1515), près de Milan, durant laquelle François Ier remporta une
victoire éclatante.
François Ier et Charles Quint:
A la mort de l'empereur Maximilien d'Autriche, Charles Ier d'Espagne et François
Ier posèrent tous les deux leur candidature à sa succession. Finalement,
Charles fut élu sous le nom de Charles Quint en 1519. L'ambition de conquérant
affichée par Charles Quint dès le début de son règne
était une menace sérieuse pour le royaume de France, puisque l'empereur
entendait reprendre les régions ayant autrefois fait partie de l'empire
( la Picardie, la Bourgogne, le Dauphiné, la Provence). Mais François
Ier continuait à s'occuper de l'Italie, au lieu de se soucier des frontières
du Nord et de l'Est. Ainsi, la première guerre fut désastreuse
pour lui.
A la suite de combats malheureux en Italie où Bayard périt, François
Ier s'impliqua personnellement avec une fougue un peu folle et il fut fait prisonnier
à Pavie en 1525. Pour retrouver la liberté, il consentit à
signer le désastreux traité de Madrid (1526) par lequel il renonçait
à l'Italie et promettait de céder la Bourgogne.
Cependant, il viola ce traité dès qu'il eut retrouvé la
liberté, avec le soutien des Etats de Bourgogne. La guerre fut marquée
par une pause lors de la « paix des dames », puis s'acheva sur la
constatation d'un équilibre des forces (traité de Cambrai, 1529).
Ayant pris la mesure de son adversaire, dans la troisième phase du conflit,
François Ier chercha des alliés : le Turc Soliman le Magnifique,
Henri VIII, les princes protestants allemands.
L'alliance turque parut scandaleuse, mais fut profitable militairement et commercialement.
La longue lutte qui suivit, confuse et sans gloire, aboutit au traité
de Crépy (1544), créant le premier et fragile équilibre
européen.